Chronologie d’un Abandon
- 01/12/2023 : Première prise de contact concernant un DALO refusé.
- 15/09/2025 : L’avocate refuse désormais de nous recevoir à son cabinet. Face à ce mur et au silence radio, nous devons contacter un autre avocat pour comprendre ce qu’elle a entrepris et pourquoi tout traîne en longueur.
- 03/09/2026 : Écœurés par ces refus de rendez-vous et l’immobilité du dossier, nous avons entrepris nos propres démarches en parallèle. Résultat : acceptation du DALO par nos propres moyens.
- 20/10/2026 : L’avocate réapparaît soudainement. Elle nous informe que le préfet ne lui a jamais fourni le dossier, et que le dossier d’Aide Juridictionnelle serait « mal fait ou obsolète ». Elle nous demande la bouche en cœur de refaire une Aide Juridictionnelle pour remettre les documents à jour.
Le Doigt d’Honneur Administratif
En résumé : près de trois ans (du 01/12/2023 au 20/10/2026) sans la moindre démarche concrète accomplie par le conseil initial. Il aura fallu que nous menions nos propres démarches (extrêmement complexes pour un simple citoyen) pour débloquer la situation le 03/09/2026, pendant que son dossier à elle dormait toujours au point mort.
Aujourd’hui, l’affaire est transférée à notre nouveau conseil, celui vers lequel nous nous sommes empressés de nous tourner après la victoire du 3 septembre. Ce constat est amer : dans une procédure d’urgence où chaque jour compte, la présence de cette avocate n’a pas seulement été inutile. Elle a été une barrière et une obstruction directe à notre demande de justice.
L’Incompétence Stratégique et l’Impasse Procédurale
La contestation engagée à l’aveugle par l’avocate portait sur un dossier DALO initial mal formulé. De l’aveu même de l’assistante sociale consultée par la suite, cette démarche était bancale et le tribunal administratif l’aurait inévitablement rejetée. En s’obstinant dans une voie vouée à l’échec sans nous consulter sur les délais (3 ans d’attente pour un rejet certain), l’avocate n’a pas seulement fait tourner son cabinet à vide : elle a failli compromettre définitivement nos chances de relogement.
Il a suffi que nous déposions nous-mêmes un nouveau dossier DALO proprement monté en 2026 pour obtenir une acceptation directe dès le 03/09/2026, pendant que son recours inutile dormait au fond d’un placard. Pour couronner le tout, lorsqu’elle nous recontacte le 20/10/2026, elle exige de “refaire le point” exclusivement « par retour de mail » pour réclamer des fiches d’imposition. Aucun rdv, aucune écoute de l’évolution de la situation humaine, et un rejet total de nos questions sur son bilan.
Malgré nos demandes et nos relances, nous n’avons jamais su quelles actions exactes cette avocate avait réellement menées (ou oubliées) sur notre dossier. En refusant le dialogue avec son propre client, elle ne saura même jamais que le DALO a été accepté en septembre 2026 grâce à nos propres démarches. Elle continuera probablement de relancer la préfecture pour réclamer les motifs d’un refus dépassé de 2025. C’est le symbole parfait d’un cabinet qui tourne à vide : des procédures administratives engagées à l’aveugle, une politique du “zéro communication”, et un professionnel totalement déconnecté de la vie réelle de la personne qu’il était censé défendre.
Conclusion
La justice n’est pas seulement lente : dans les situations d’urgence sociale, elle devient une abstraction. Lorsque l’accès au droit nécessite de payer un professionnel qui laisse dormir un dossier pendant 3 ans, et que le citoyen doit résoudre son problème d’urgence par lui-même, l’institution judiciaire ne joue plus son rôle régulateur. Elle devient un décor burocratique coûteux et obstructif.
Le plus glaçant dans ce message du 20 octobre 2026, ce n’est pas seulement l’aveu d’impuissance ou d’inaction pendant 3 ans. C’est ce “Cher Monsieur” générique et dépersonnalisé. Après presque 36 mois, des relances désespérées et un appel à l’aide détaillé, je n’avais même plus de prénom. Je n’étais qu’un numéro de dossier dépoussiéré au fond d’un tiroir d’affaires non traitées, contacté par une formule automatique de publipostage ■
2023.12.01 :
L’appel au Secours Initial
- Adulte handicapé, ayant fui un logement insalubre à 750 € pour 15 m² en août 2019 sur conseil social.
- 4 ans d’itinérance (amis, Airbnb, hôtels) malgré une promesse théorique de relogement sous 3 mois.
- Point de départ officiel où l’avocate prend connaissance de l’urgence vitale.
2025.09.15 :
Le Mur de Silence
- L’extrait de sa propre réponse (« …Je fais suite à vos 7… ») prouve qu’elle a bien accusé réception de 7 relances désespérées.
- Elle était parfaitement consciente de mes démarches répétées et de mon attente, sans pour autant m’accorder le rendez-vous nécessaire.
2026.10.20 :
Le Réveil tardif et l’Aveu
- Elle réapparaît pour indiquer qu’elle « relance le Tribunal administratif » et qu’elle n’a toujours pas les pièces du Préfet.
- Elle admet implicitement sa propre lacune : « Refaisant le point, je constate que manque un dossier d’aide juridictionnelle… »
2026.10.21 :
La Fin de la Mascarade
- Je lui donne les coordonnées de mon nouveau conseil (A.E.L.H.) qui a repris les choses en main.
- Je clôture le dossier avec la seule phrase qui s’imposait : « Je ne veux plus recevoir aucune correspondance ou appel de votre part ».